PAS DE RÉCIFS CORALLIENS, PAS D’OCÉANS, PAS DE VIE. S’engager au quotidien !

Ce soir j’aimerais partager avec vous un sujet qui me tiens et qui nous tient à coeur. Et quelle meilleure occasion que 2018, une année qui met particulièrement en avant les récifs coralliens. 2018 l’année d’une prise de conscience massive du risque que court les coraux est les récifs, une campagne de grande envergure est menée par des acteurs connus dans ce domaine ( ICRI, surfrider..). Ils font beaucoup de préventions, de sensibilisons et d’actions qui visent notamment à protéger les récifs coralliens, préserver nos écosystèmes marins si fragiles et cela peux passer par des gestes anodins, simples et pourtant si importants. Je vous en parle depuis quelque temps déjà, nous pouvons adopter de nouveaux rituels qui changent la donne. 

Cet article propose un voyage plus profond, il peut être plus spirituel mais aussi plus engager et c’est ce que nous avons décidé de faire. S’engager dans des causes qui nous tiennent à coeur, j’espère que cette petite balade dans le lagon de la Réunion vous plaira. 

 

 

 

 

Les récifs coralliens en quelques chiffres 

 

Ils occupent seulement 0,2% de la surface des océans. Pourtant ils ont un rôle indéniable. Les récifs coralliens abritent aujourd’hui 30 % des écosystèmes marins, plus de 4 000 espèces de poissons, 700 de coraux et des milliers de plantes et d’animaux marins. Ce n’est quand même pas rien rapporté à l’échelle de notre planète. Il faut savoir que les récifs ne servent pas uniquement de refuge pour la faune et la flore marine, il a également une fonction très importante sur nos côtes. En effet, c’est un véritable brise-lame, qui empêche l’érosion prématurée des côtes.

 

Il a aussi un rôle très important dans l’économie d’un grand nombre de pays, du fait des revenu directement issu de la pêche dans ce milieu.

« Selon une estimation, le bénéfice net total annuel des récifs coralliens dans le monde est de 29 ,8 milliards de dollars. Le tourisme et les activités de loisir représentent 9,6 milliards, la protection du littoral 9 milliards, la pêche 5,7 milliards et la biodiversité 5,5 milliards de dollars (Cesar, Burke et Pet-Soede, 2003). »

En savoir : CORALGUARDIAN

 

Appartenant au monde animal, les coraux ont une vitesse de croissance relativement lente :

il faut  environ

10 000 ans

 pour arriver à la formation d’un vrai récif corallien.

 

Un autre chiffre qui nous effraie

Une protection est plus que nécessaire puisque les chercheurs estiment l’extinction complète des coraux d’ici 2050, si rien ne change. Car il faut savoir qu’une fois le tissu corallien touché, il ne se régénère pas, l’effet irréversible de ces pathologies est le plus inquiétant. Les coraux blanchissent et meurent en 48h.

 

Quelles sont les causes de la disparition massive du corail ?

La réponse est très clairement : NOUS TOUS ! À des échelles différentes et avec des impacts plus ou moins importants c’est évident. Mais le dénominateur commun reste l’homme et toutes ces activités, allant de la surpêche à la pollution toujours plus importante, en passant par le développement côtier (notamment avec les ressorts, les industries etc.). Ne parlons pas des tonnes de plastiques qui sont jetés chaque jour dans nos océans, en France ce genre de pratique existent toujours. Si en métropole la population est sensibilisée sur les effets de cette pratique, dans les DOM et les TOM il reste énormément de travail à faire bien qu’un certain nombre d’organismes tentent des campagnes de sensibilisation. Pour illustrer cela, il suffit de regarder ce qui se passe avec les ravines de la Réunion, les habitants des hauts de l’île jettent tout un tas de bidon, de poches, de bâches issues de leurs exploitations agricoles, mais ils oublient bien trop souvent que lors des ouragans ces mêmes plastiques sont emportés par l’eau dans les ravines et finissent dans l’océan. Dès que les coraux sont touchés par un plastique ils blanchissent et finissent par mourrir, sans parler des dégâts engendré sur les tortues mais aussi sur toutes les espèces marines.

 

 

 

Les actions du quotidiens

Il y a des gestes très simple à adopter pour diminuer ne serait-ce que notre consommation en plastique. Par exemple ne plus prendre de poche ou sachet en plastique dans les supermarchés, même pour les légumes ! Je prends tout en vrac ou avec des poches en Crafts, la caissière fait la tête quand elle voit tous mes légumes en vrac sur le tapis avec des étiquettes un peu partout. Mais franchement prendre une poche juste pour peser les fruits et légumes puis la jeter dès qu’on rentre des courses c’est une aberration de notre système. Heureusement dans beaucoup de magasins de producteurs on peut directement mettre dans une cagette qu’on réutilise à chaque fois.

Il en est de même pour les bouteilles d’eau !

 

Investissez dans des gourdes, des sacs réutilisables (type tote bag), c’est simple et c’est déjà un bon début. 

 

Pour ma part et pour le voyage que nous faisons avec Max, il est difficile comme ici en Inde de pouvoir se passer de plastique ce serait ce que pour l’eau qui n’est pas recommandé de boire au robinet pour des occidentaux. Nos disposons quand même de deux gourdes mais pour le moment inutilisables sans eau venant de bouteilles plastiques.

Alors nous commençons par des petites choses comme par exemple notre protection solaire. Nous sommes parti sur une utilisation de crème solaire qui respecte les fonds marins.

En effet chaque année 25 000 tonnes de crème solaire sont utilisées dans les zones autours des tropiques. Sur ce nombre environ 6000 tonnes sont rejetées directement sur les récifs coralliens.

Le saviez vous ?

Après seulement 20 mn de baignade suite à l’application d’une crème, ce n’est pas moins de 25% de composants chimiques qui se répandent dans les mers et océans.

 

Une crème solaire NON ÉCOTOXIQUE pour le corail & le milieu marin

Avant de vous parler de cette gamme que nous avons adoptée déjà depuis quelque temps, je voulais vous rappeler que dans les crèmes classiques on retrouve fréquemment des filtres anti-UV, qui activent des virus qui se multiplient et tuent des micro-algues appelaient zooxanthelles (logées dans les tissus des coraux). À terme c’est le corail qui meurt.

C’est pourquoi adopter une crème bio,  100 % d’origine naturelle et non écotoxique, est important ! Pour notre part nous avons choisi la marque EQlove, basé à Biarritz forcement ça nous parlait. Tout est fabriqué en France dans des laboratoires spécialisés. Il n’utilise que des ingrédients naturels et de qualités.

 

 

Ce que j’adore avec ces crèmes ce sont leurs odeurs, très douce et naturelle. La texture est très différente des autres crèmes souvent liquides et collantes, là c’est une vrais crème, épaisse, cela surprend au début mais on s’y habitue très vite. Il existe l’indice 30 et 50 en crème, puis des sticks 50 (aux couleurs très ludiques) que l’on privilégie pour le visage et les tatouages. Il y a aussi dans la gamme un stick 50 pour les lèvres hyper pratique pour les endroits tropicaux ou le soleil ne nous épargnes pas.

Ce qui pourrez-vous freiner c’est le budget de ces crèmes, mais honnêtement ça vos tellement le coup, à la fois pour votre peau mais aussi pour la planète. Avec un tube vous passerez l’été tranquillement et l’esprit léger !! Et si vous voulez chercher d’autre marque, les substances à bannir sont le benzophenone-3 et l’Ethylhexyl Methoxycinnamate. 

Pour plus d’informations rendez-vous sur eq-LOVE.

À titre d’information, Hawaii a décidé très récemment d’interdire les crèmes solaires qui ne respectaient pas les coraux en votant une loi qui devrait être appliquée d’ici janvier 2021. À La Réunion déjà certains prestataires de services interdisent à leur client d’utiliser de la crème solaire avec des substances nocives. Nous espérons que ces initiatives puissent inspirer d’autre pays, et que la prise de conscience des politiques ne reste pas des cas isolés comme Hawaii !!

 

 

 

Nous espérons que cet article vous a plu mais surtout CONVAINCU ! Si vous avez des questions n’hésitez pas à nous les poser en commentaire, et surtout dites-nous si vous aussi vous allez adopter un comportement éco-responsable.

 

 

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