Gérer ses menstruations pendant un long voyage.

Hello les filles ! Et oui aujourd’hui on se retrouve avec un sujet 100% féminin et pas forcément glam. Pour tout vous dire moi aussi avant de partir j’ai fait mes petites recherches sur ce sujet car gérer ces menstruations dans un contexte inconnu c’est n’est pas toujours chose facile, surtout dans certains pays ou l’hygiène des WC publiques laisse à désirer.

 Dans cet article je vous fais un premier retour d’expérience surtout concernant l’Asie et je viendrais le compléter après les six autres mois en Amérique du Sud ! 

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À  savoir !

Avant de rentrer directement dans la technicité du sujet 🙈, j’aimerais vous parler des règles en elle-même ! Nous avons la chance de vivre dans un pays où ce sujet n’est pas tabou, où tout le monde en connaît l’existence et l’accepte. Mais sachez que ce n’est pas le cas partout dans le monde, beaucoup de femmes souffrent encore énormément lorsqu’elles ont leurs règles, car elles doivent rester enfermées, loin des autres ….

Prenons l’exemple de l’Inde, beaucoup d’hommes ne savent pas ce que c’est, ils ignorent l’existence de ce phénomène chez la femme (c’est suite à une discussion là-bas que nous avons appris ça). Avoir ces règles dans ce pays se révèle être une honte ! Les femmes durant cette période ne peuvent pas cuisiner, ni toucher les légumes et les fruits, car elles les feraient pourrir, elles ne doivent pas sortir et dormir à part… Il existe même beaucoup de légendes sur les femmes et les règles, notamment des morts suspectes… Heureusement cela évolue, mais tous ces faits touchent encore énormément de femmes. D’ailleurs je vous conseille un super documentaire sur Netflix qui s’appelle « Les règles de notre liberté », il est vraiment bien. Il montre l’Inde telle qu’elle est, dans sa complexité mais surtout avec des femmes comme j’aime, pleines d’ambitions, prêtes à tout pour faire changer les choses, avec une détermination qui a le pouvoir de changer les choses. Un brin rêveuses mais c’est grâce à elles que les futures générations ne connaîtrons plus ce qu’elles ont dû subir …

D’ailleurs CARE France, se mobilise en ce moment sur le tabou des règles dans le monde et vous pouvez en apprendre beaucoup sur tout ce problème. Rendez-vous juste ici.

Que faire avant le départ ?

Tout d’abord il faut savoir qu’il existe pleins d’alternatives, que tu peux anticiper. Un long voyage ça se prépare, tu peux déjà aborder le sujet avec ta gynéco. Je l’ai vu plusieurs fois avant de partir et je voulais notamment arrêter la pilule pour passer au stérilet mais elle a refusé de le faire car c’était trop tard (6 mois avant). Dans le sens où ce processus prend énormément de temps (arrêt progressif de la pilule, pose du stérilet, effets indésirables…), mais aussi et surtout ça lui semblait dangereux de partir faire un tour du monde avec un stérilet, car à tout moment il peut y avoir des problèmes et parfois cela nécessite de l’enlever immédiatement, ce qui n’est pas toujours possible dans les pays que je faisais. Ceci dit, je pense que certaines gynécos accepterons de vous le faire mais perso ses arguments mon convaincu d’oublier cette alternative. Peut-être que si je m’y étais pris un an et demi avant ça aurait pu le faire.

Tips: pour l’ordonnance de la pilule, ta gynéco peut te prescrire un an de pilule. Beaucoup de pharmacies n’acceptent pas de te les donner, même en expliquant ton cas, ils demanderont alors une lettre de ta gynéco qui atteste de ton bon état de santé sur un an (une absurdité on est d’accord). Je n’ai pas eu besoin de faire cette démarche car ma pharmacie à accepter l’ordonnance telle quelle. Cependant si tu veux que toutes tes plaquettes soient remboursées, tu dois faire une démarche en ligne auprès de ta sécu, chose que je n’ai pas fait par manque de temps. Et surtout mes plaquettes ne sont pas cher ^^…

Choisir son mode de protection

Il a donc fallu que je choisisse mon mode de protection pour un an de voyage. Il faut savoir que depuis plusieurs mois j’utilisais la cup. Mais à ce sujet je suis une grande stresser de l’hygiène, impossible pour moi de remettre ma cup sans l’avoir stérilisé. J’ai lu de nombreux articles à ce sujet, où ils indiquent que ce n ‘est pas nécessaire de la stériliser chaque jour, on peut le faire qu’une fois à la fin et durant la période des règles juste nettoyer la cup avec des lingettes intimes bio. Mais c’est impossible pour moi ! Je suis quand même partie avec Cup, enfin même deux d’ailleurs ^^. La première destination étant la Réunion, où nous avions notre propre logement c’était assez facile de continuer avec mes habitudes. Mais après ça est arrivé l’Inde, les conditions des toilettes n’étant pas toujours très appréciables, j’ai préféré prendre ma pilule en continue pour ne pas avoir mes règles durant ces 5 semaines. Sachez que c’est sans risque si ce n’est pas répéter à de nombreuses reprises. J’étais donc tranquille si je puis dire 😁.

Puis nous sommes parti au Sri Lanka, nous voyageons dans des petits hôtels, des guesthouses où il n’y avait pas de micro-onde et je ne me voyais pas allé dans la cuisine des propriétaires faire bouillir ma cup. Donc j’ai tout simplement pris l’option tampons. En tant que nageuse et avant d’utiliser la cup j’ai toujours utilisé les tampons, j’en connais les problèmes. Mais pour moi, et j’insiste là-dessus c’est bien propre à chacune d’entre nous, le tampon est l’option la plus simple et la plus hygiénique.

IMG_9307.JPGVoici des toilettes publiques au Vietnam 🙂

Tips : partez avec dans votre sac des tonnes de lingettes intimes bio, car en Asie il n’y a pas de papier dans les toilettes, tout ce fait à l’eau (ne m’en demandé pas plus je n’ai pas été assez aventurière pour tester cela). Donc dans tous les toilettes publiques vous n’auriez d’autre que vos mains pour vous essuyer, on adore ^^, alors les lingettes ne prennent pas de places, elles sont discrètes et parfaites !  

Au cas où, vous n’êtes pas au courant, en Octobre 2015, une étude à montrait que 85% des tampons et des serviettes hygiéniques étaient « potentiellement toxiques ». Pour en savoir plus, lisez cet article.

Les autres alternatives

  • Serviettes lavables : beaucoup de femmes des pays asiatiques et d’autres pays utilisent se moyen de protection, en créant elles-même leurs serviettes. C’est le même concept que les serviettes classiques, mais avec du coton. Son grand avantage : sa constitution 100% coton, qui évite les réactions de peau ou les infections que peuvent causer des produits moins naturels. Et surtout beaucoup plus écologiques que les tampons. Pourquoi je n’ai pas choisi ça : car avec la chaleur et l’humidité asiatique je ne me serais jamais sentie à l’aise avec ça. Je pense vraiment que ça dépend des habitudes de chacune, mais en tout cas je pense que c’est la meilleure option pour notre planète et pour notre santé. 
  • Serviettes jetables : tout comme le tampon cette option est viable, vous en trouvez facilement en grande surface, attention au prix ! C’est excessivement cher et parfois bien caché dans les rayons.
  • La médecine : il existe de nombreuses associations de plantes qui ont le pouvoir de couper les règles. En Inde notamment j’ai vu plusieurs fois cela, ça m’a beaucoup interroger et je n’ai pas voulu tenter ! Trop peureuse 🙂
  • L’implant : il permet aussi de stopper les menstruations, mais je déteste l’idée d’avoir un truc sous la peau.. ça m’a toujours dégoûté ! Allez savoir pourquoi ?

 

Le conseil le plus important que je peux vous donner c’est de choisir le moyen où vous vous sentez le plus à l’aise et celui qui est le plus facile à gérer pendant un voyage et surtout dans des pays à la culture bien différente.

 

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Bon voyage à vous toutes ❤️.

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